GRÉCIA
NO SIEMPRE (María Lainá)
Desprecio la poesía
no siempre
cuando la sangre palpita en las paredes
cuando en el suelo se rompen las vasijas
y se deslía la vida
como una bobina
escupo mi tristeza y por completo
desprecio la poesía
cuando los colores me atormentan el alma
los azules naranjas y amarillos
me guardo el odio y tranquilamente
desprecio la poesía
cuando en mi estómago se zambulle
el buzo de tus ojos
Además
no siempre
desprecio la poesía
cuando la siento como una ambición amable
raro hallazgo
en un mullido banco de una sala futura.
Tradução de Aurora Luque, María L. Villalba y Obdulia Castillo
***
COSTA DO MARFIM
Seydou Koné
Es de noche,
en un parque del centro de la ciudad,
como en un campo de fútbol:
ganadería pintada de verde,
ganadería lanar.
A pesar de la oscuridad,
veo a vuestro pastor,
una varita en la mano,
una pata adelante, otra atrás.
Es de noche,
el pastor parece ser vuestro amigo,
ovejas; pero tiene la varita del castigo.
Andad con cuidado hasta que sea de día.
Mirad con prudencia; bailad el ritmo.
Vuestro pastor, de presidencia no sabe nada.
Al revés, tiene cara de verdugo.
Ganadería lanar, ovejas, cabras,
os saludo.
Coupez y décalez hasta que sea de día.
En este campo verde, con árboles verdes,
y hierbas verdes: todo es naturaleza.
Comed, andad y descansad con cuidado.
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quarta-feira, 25 de junho de 2014
quinta-feira, 19 de junho de 2014
Colômbia e Costa do Marfim na POESIA
COLÔMBIA
Temiendo leer (Anabel Torres)
Son tiempos distintos.
Penélope, ajada y con gafas oscuras
para que no la reconozcan
los chulos
de los diarios vespertinos,
revisa cada tarde los listados
aparecidos
en los muros de la Alcaldía
temiendo leer
el nombre de Ulises
entre los caídos
***
COSTA DO MARFIM
Tanella Boni
Tu respiras l’air du pays qui t’avait donné
le premier matin du monde
le premier mot citronné sous la langue
la première pluie la dureté des rues
tu ne goûtais plus la fraîcheur de l’air
les senteurs du vent t’apportaient
des effluves de maisons calcinées
et les flammes te coulaient
comme eau de roche sur la peau
Car une roue en flammes
est caveau idéal
aux yeux de ceux qui font la loi
par les armes
en temps de paix
et ordre est reçu de pacifier le pays
et la paix des rues emprunte la voie
de la paix lithique des cimetières
ô temps suspends ton vol
dans l’intervalle entre le temps et l’éternité
sábado, 14 de junho de 2014
Costa do Marfim e Japão na POESIA
COSTA DO
MARFIM
Je vous remercie mon Dieu (Bernard Dadié)
Je vous
remercie, mon Dieu, de m'avoir créé Noir,
D'avoir
fait de moi
La somme de toutes les douleurs,
Mis sur ma tête
Le monde.
J'ai la livrée du Centaure
Et je porte le monde depuis le premier matin.
Le blanc est une couleur de circonstance
Le noir, la couleur de tous les jours
Et je porte le Monde depuis le premier soir.
Je suis content
De la forme de ma tête
Faite pour porter le monde,
Satisfait
De la forme de mon nez
Qui doit humer tout le vent du Monde,
Heureux de la forme de mes jambes
Prêtes à
courir toutes les étapes du Monde.
Je vous
remercie, mon Dieu, de m'avoir créé Noir,
D'avoir
fait de moi,
La somme de toutes les douleurs.
Trente-six épées ont transpercé mon cœur.
Trente-six brasiers ont brûlé mon corps.
Et mon sang sur tous les calvaires a rougi la
neige,
Et mon sang à tous les levants a rougi la
nature.
Je suis quand même Content de porter le
Monde,
Content de mes bras courts
De mes bras longs
De l'épaisseur de mes lèvres.
Je vous remercie, mon Dieu, de m'avoir créé
Noir,
Je porte le Monde depuis l'aube des temps
Et mon rire sur le Monde Dans la nuit
Crée le
jour.
http://en.wikipedia.org/wiki/Bernard_Binlin_Dadi%C3%A9
(tradução para o inglês)
***
JAPÃO
Izumi
Shikibu
Se esse que esperei
viesse ainda, o que faria?
Este jardim cheio de neve
é demasiado belo
para ser pisado agora.
Tradução: Luísa Freire
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